Manuela Serrano : quatre ans de réforme du droit de l’insolvabilité et le défi de la deuxième directive sur l’insolvabilité
Dans l’entretien publié dans la rubrique Iuris&lex d’elEconomista, Manuela Serrano considère les plans de restructuration comme l’une des principales avancées de la réforme de 2022, tout en soulignant que de nombreuses entreprises recourent encore trop tardivement aux mécanismes de prévention. Elle relève également que la durée excessive des liquidations détruit de la valeur et estime que l’accès à la fonction d’administrateur judiciaire devrait exiger un diplôme spécifique en droit ou en économie, en plus de la réussite d’un examen d’aptitude.
Dans sa tribune publiée dans Cinco Días, l’associée responsable du département de Restructurations et Insolvabilité identifie les dysfonctionnements mis en évidence par la pratique, tels que l’enchaînement de plans de restructuration sans viabilité avérée, le contrôle professionnel limité dans les procédures d’insolvabilité sans actifs et les lacunes de la procédure spéciale pour les microentreprises. Elle plaide en outre pour l’adoption du Statut de l’administrateur judiciaire et pour la création d’une figure unifiée de praticien de l’insolvabilité.
Les deux analyses convergent sur un point : l’expérience acquise depuis 2022 doit orienter la transposition de la deuxième directive sur l’insolvabilité, prévue au plus tard le 22 janvier 2029, selon une approche technique et réaliste permettant de corriger les dysfonctionnements et de renforcer la sécurité juridique.
Tribune | Cinco Días – Cuatro años de Ley Concursal y una reforma que aún busca completar su promesa